Partager l'article ! Retour sur... la SaintéLyon, le récit (2ème partie): "Pendant toutes ces heures qui défilaient rapidement à notre gout, nous avons mangé, n ...
"Pendant toutes ces heures qui défilaient rapidement à notre gout, nous avons mangé, nous nous sommes préparés, c'est-à-dire se mettre un peu de crème aux pieds, ajuster correctement sa lampe frontale, remplir le camel – back de carburant (par rapport à certains, on avait vraiment l’impression d’être des débutants), nous nous obligions aussi des phases de sommeil pour pouvoir garder pendant la course bon pied bon œil !!!!
A un certain moment, nous étions côte à côte, sans parler, à réfléchir (je ne sais à quoi), nous nous sommes regardés, je trouvais mon Jean un peu palot qui me dit : « je stress à mort Pat, je stress à mort ». « Ca ne sert à rien tu vas voir ca va aller ne t’inquiètes pas, on restera ensemble, on part et on gagne ensemble la SaintéLyon », lui répondis – je.
Puis nous avons reçu quelques appels téléphoniques de nos amis coureurs du S.C.A. : Claude, René, Viviane, Chantal BIGAND du Val de Somme, Arnaud, Franck, Antoine, mais aussi Jean – Jacques POIDEVIN (organisateur du trail nocturne de Namps au Val) qui était sur place, et tous nous remontaient le moral, nous souhaitaient bon courage, fidèles, sincères, que l’on a beaucoup apprécié. Comme le dernier message d’Isabelle qui me disait « maintenant la messe est dite Pat, il va falloir y aller et ça va aller, en tous cas je te rappel demain midi ». Ca faisait tellement bizarre d’entendre ca, on avait l’impression de partir pour je ne sais combien de temps !!!
Puis vers 23h45, heure où d’autre dorment ou font la fête, Jean, moi et les autres se dirigent vers la ligne de départ, prêts à endurer ce sacré périple, unique, fabuleux.
Le Départ, un moment vraiment impressionnant avec cet immense cordon lumineux créé par tous ces petites lucioles acharnées de la course à pied, un horaire inhabituel pour un long effort physique avec la difficulté du peu de visibilité du terrain, malgré la lampe frontale et l’éclairage public sur certaines parties goudronnées. Il fallait rester très concentré, le regard rivé sur le sol afin d’éviter la chute lors des passages sur des secteurs boueux et caillouteux. Autant de problèmes que nous avons parfaitement maitrisés.
Nous sommes donc allés au bout du périple, gagnant le parc de Gerland au petit matin, heureux de passer sous l’arche des Finishers en 9h34 et 9h50, à savoir que sur le solo, seulement 364 femmes terminent. C’était un super week – end de 4 jours, une super course et le fait d’avoir couru ensemble nous a aidé. C’était une belle aventure à vivre, des aventures comme le sport et les épreuves d’endurance peuvent en procurer.
Pour terminer, je vous demanderai à tous de lever votre verre et de trinquer à la réussite de chacune et de chacun d’entre nous, car quelque soient les performances acquises sur différentes courses réalisées, nous sommes toutes et tous des champions de la course à pied.
Bonnes fêtes de fin d’année."