On entend souvent dire que la course à jeun favorise l'utilisation des graisses par le muscle. De la perte de masse grasse à l'optimisation des performances, chacun y trouverait son compte.
Par exemple, le marathonien pourrait repousser la fatigue en économisant ses réserves en sucres. Mais en est-on sûr ?
Une équipe de chercheur a demandé à 10 personnes de s'entraîner à jeun 4 fois par semaine durant 6 semaines alors que 10 collègues s'entraînaient en conditions standard (groupe contrôle).
Résultats :
A l'issue de la période d'entraînement, la performance sur une course d'une heure et la consommation maximale d'oxygène des deux groupes avaient augmenté de manière similaire.
En revanche, durant un exercice calibré réalisé à jeun, le « groupe entraîné à jeun » utilisait davantage les lipides à un niveau d'effort plus élevé et économisait les sucres comparativement au groupe contrôle.
De plus, le fonctionnement des enzymes aérobies était accéléré chez le groupe entraîné à jeun. Autrement dit, un entraînement à jeun « accélère l'aérobie », favorise l'utilisation des graisses et limite la chute des réserves en sucres durant un effort réalisé à jeun.
De ce constat à l'idée selon laquelle l'entraînement à jeun permettrait d'améliorer les performances sur marathon, il n'y a qu'un pas. Qui le franchira ?
www.volodalen.com
Référence
Beneficial metabolic adaptations due to endurance exercise training in the fasted state. Van Proeyen K, Szlufcik K, Nielens H, Ramaekers M, Hespel PJ. J Appl Physiol. 2010 Nov 4.