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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 09:45
Il y a une petite quinzaine de jours maintenant, Catherine et Freddy MIKA  étaient aux abords du magnifique Golfe du Morbihan pour participer au Raid du Golfe du Morbihan, 56 Km entre Noyalo et Port Crouesty.

Quinze jours durant lesquels ils ont rassemblé leurs sentiments, bons et moins bons, pour nous les livrer dans un récit passionnant mêlant humour et émotion.


"Fin prêts pour les 56 km du trail du Morbihan, Nous sommes parti à 7h samedi  matin avec notre copain Ludo et 3 autres larrons qui partaient pour les 86 km. Afin de ne pas créer de stress inutile nous avons pris le temps sur la route ainsi que pour manger (pattes carbonara, bien sûr…).

Plus le temps passait et plus la pression montait mais tout en restant raisonnable.

Notre premier enjeu, pour Catherine et moi, était d’arriver au bout des 56km.

Le second enjeu, enfoui au fond de nous, était de le faire en 8h max… 

Nous sommes allés récupérer nos dossards dans la superbe ville de Vannes. C’est aussi de là que s’élanceront les raideurs du 86 km.

 

Il faut savoir que le parcours fait au total 177km. Les Ultra-traileurs du 177 km sont rejoint à Vannes par les Raideurs du 86km puis à Noyalo par les traileurs du 56 km … Nos collègues ont donc démarrés à 17h  et 30km plus haut que notre propre point de départ à Vannes alors que nous démarrerons à 20h à Noyalo. 

Après les avoir laissé à Vannes avec leurs stress montant nous sommes partis pour le port de Crouesty, arrivée commune des 3 trails. Nous prenons une navette direction Noyalo, départ à 20h et commencement d’un grand moment de bonheur.

 

L’accueil y est sympa avec quelques danses locales, bretonnes à souhait, mais on sent bien l’envie pour chacun d’aller en découdre avec les 56 km de plat pays, en bord de mer, avec ses quelques marches selon Ludo qui à déjà fait le 86km en 2007.

 

Nous avons nos camelback chargé de diverses munitions : pommade anti-inflammatoire, sifflet, téléphone portable, bande de contention, barres de céréales, pattes de fruits et quelques cartouches de concentrés antioxydant et vitamines. Avec cela on a l’impression de partir pour un pays lointain. Pour ma part j’ai chargé ma poche à eau de 2 litres de Vichy St Yorre dégazeifiée, histoire d’être approvisionné en sel pour éviter les

 

crampes, Catherine a opté pour les pastilles de prévention des crampes et part avec 1.5l d’eau. 

Nous partons donc pour une première étape de 25km vers le premier ravito de Sarzeau et dégustons de purs moments d’extases devant les petites criques accueillant un couché de soleil bienveillant qui nous annonce vers 21h la fin d’une atmosphère un peu lourde. Nous pensons à nous copains qui eux ont déjà parcourus entre 25 et 30km sous un soleil de plomb…

 

Certaines petites criques font office de cimetière pour les vieilles barques. Dans l’une nous voyons même l’avant d’un petit bateau, il ne reste que la rambarde en ferraille. 

Les 10 premiers kilos se passent sans encombre mais nous devons marquer un rapide arrêt car Catherine sent une pointe au genou droit. 3mn plus tard et une grosse couche de pommade sous la genouillère, nous repartons pour finalement arriver au 25km avec des poteaux à la place des jambes. L’organisation est extraordinaire avec une superbe répartition dans la salle de sport (plat froid, plat chaud, massage, dortoir, j’ai même la chance de trouver de la Vichy St Yorre !….).


 

Nous prenons le temps de nous remettre en état avec la pommade que notre kiné favori nous à remis (http://www.nutri-therapie.com/produit.php?Id=119 ) Je le bénis car nous sommes sortis de la salle comme si nous venions de commencer de courir et si la restauration et réhydratation nous ont fait du bien je crois que la pommade a fait des miracles. On comprend mieux à ce moment là pourquoi l’organisation voulait que nous ayons tant de matos dans les sacs : c’était pour s’en servir !!! Au passage Catherine m’apprend que la pommade que je lui ai mise n’est pas un anti-inflammatoire mais un antalgique… Si ça n’a rien fait au genou ça a au moins aidé au moral !

 

A Sarzeau la nuit est tombée et la fraicheur se fait sentir : perception de la veste (dommage qu’elle ne soit pas marqué SC Abbeville…) et vissage de la lampe sur le front, petzl tikka xp pour moi et Black diamond pour Catherine (pour info nous préférons le faisceau lumineux de la black diamond qui est 10€ moins cher que la tikka xp à 46€).

 

Le ravito suivant était 14km plus loin mais très franchement nous nous demandions pourquoi nous nous étions embarqué la dedans ; Trop dur, trop physique et ce Ludo qui disait « plat avec quelques marches ». Ou on est vraiment des nuls, ou nous avons mal estimé notre temps car aux 29km nous avions 4h06 de course soit plus de la moitié de notre temps max : impossible dans ces conditions de faire 8h aux 56km… 

Finalement cette réflexion nous a servie : nous avons fait sauter la contrainte horaire que nous nous étions fixée et les km se sont mis à défiler.  Au second ravito : Sucré, Salé et pommade et recharge du camelback (y a encore de la Vichy st Y !). 

C’est reparti pour le ravito suivant à 9km de là (en fait on procède par étape, ravitaillement après ravitaillement, cela aide le moral).

 

 

A partir de ce moment je commence à saturer coté sucre  (barres de céréales, pates de fruits…) et je me dis que je ne peux pas continuer en ne mangeant que du sucre car il faut bien que j’équilibre même si je bois salé avec la St Yorre!

Je décide donc de sortir mon carburant spécial « moral défaillant » !

 

En effet, la semaine avant la course je m’étais souvenu que notre brave Ludo nous avait dit que dans certaines courses (il a fait le marathon des sables en Tunisie…) il avalait des petits saucissons secs d’apéritif.

Catherine toujours prévoyante et sachant que mon moral se situe souvent au niveau de l’estomac en avait donc acheté et chargé mon camelback. Gloup.., gloup… et 2 victimes chez les saucissons ! Que du bonheur sauf que désormais lorsque je parle aux gens ils me regardent d’un drôle d’air (l’odeur du saucisson ?)… 

Nous courons désormais à 7.5 km/h et le bonheur cohabite avec la douleur. Alors que toute la bande du « SCA - groupe remise en forme » nous avait envoyé des SMS (merci à Sylvie de d’avoir ouvert la marche de Nouvelle Calédonie et à Marie et Laurent pour le rebond à 2h20) avec une sonnerie bien caractéristique sur le portable de Catherine, c’est le mien qui se met à sonner pour un appel ???

Trop claqué nous continuons mais un second appel nous fait dire que « c’est pas bon… ». En effet nous apprenons que 2 des copains sur le 86km ont abandonné car ils marchaient plus qu’ils ne courraient et sentaient bien que s’ils continuaient ils iraient droit à la blessure ! Nous sommes vraiment déçus pour eux, même si cela nous indique que nous souffrons non pas parce que nous sommes des bleus mais parce que c’est vraiment un parcours de ouf !!!

 

 

Les km qui suivent sont réellement éprouvants et nous comprenons pourquoi il y a un ravito à 8km de la fin : c’est pour éviter la casse et surtout donner l’envie d’aller jusqu’au prochain point avec la bonne vieille formule « on verra au prochain si… ».

A certains endroit la terre est marron et extrêmement fine, tant et si bien qu’il est très difficile de voir le relief.

Nous enchainons les racines et les pierres. Je bénis ASICS d’avoir pensé à renforcer l’avant de mes chaussures de trail (des TRABUCCO acheté chez MACADAM, Merci Odile !!) Je comprends mieux ce qu’ils appellent le « pare-pierre ».

 

A certains endroit il y a des trous capables de casser net la jambe d’un raideur distrait ou simplement trop fatigué (mauvais point pour l’organisation car même si le trail ne doit pas endommager la nature, on est ici dans le domaine de la sécurité…)

A la réflexion le fait de courir avec une lampe frontale n’est absolument pas gênant, on en oubli même sa présence tant on s’habitue à ne regarder que dans le faisceau. Nous avons doublé un gars qui a eu une bonne idée : il utilise deux lampes ! Une frontale qui lui permet de regarder 20m devant lui et une autre qu’il porte au cou et qui éclaire ses pieds ! Il faudra que je fasse l’essai lors de la prochaine sortie de nuit…  

A partir du dernier ravitaillement nous sommes rincé et en regardant ma Forerunner (montre GPS) je m’aperçois que nous courrons à 7.6km/h…Catherine souffre plus que moi des jambes et je n’ai qu’une peur : qu’elle se fasse très mal en tombant car nous levons les jambes moins haut désormais et les racines ne veulent toujours pas baisser la tête… Ah, ces racines Bretonnes !


Toutefois je sais une chose : c’est une vraie machine à la marche ! Dès que nous marchons je regarde notre moyenne pour m’apercevoir que ma belle nous entraine à 7.1 km/h lorsqu’elle gère la marche (le gros fainéant que je suis donnant péniblement du 5.3km/h lorsqu’il mène la danse…).

Nous prenons donc la décision de rentabiliser le rythme de Catherine et marchons ce qui reste.

Nous doublons du monde et il y a de plus en plus de Zombis sur le chemin qui terminent leur course et nous les encourageons avec le respect de leurs 177 et 86 km. 

Nous finissons fort en marche à un tel point qu’un groupe nous voyant passer se mets à courir sans pour autant arriver à nous doubler (eux aussi ont 56km dans les jambes, hé hé hé).

 

Nous sommes arrivés au bout de 8h57 de course (287 et 288ème sur 420 finalistes) et après une petite soupe nous avons attendu les copains. Nous en profitons pour prendre notre maillot de FINISHER (trop fier le gars, trop fier) . 

 

Arrive par la suite les raideurs après 12h54 de course (255 et 256ème  sur 590 finalistes). Ouf tout le monde est au bercail. 

De retour à la maison nous nous sommes aperçu que nous avions pris trop de temps aux ravitos…

La forerunner dit tout et notamment que nous avons fait 1h33 de pause sur le temps de 8h57 !!!  Trop, vraiment trop !!!

Erreur de jeunesse qui ne se renouvellera pas.

Autre surprise : la succession de marches à monter et descendre ainsi que les petites côtes de rien du tout représentent quand même 902.7m de dénivelé positif et 917.4 m de négatif… [« du plat et quelques marches » disait LUDO].

 

Nous devons cette belle expérience à 3 personnes que nous remercions sincèrement:

·         Jean Luc cagnard pour son plan d’entrainement, du vrai bonheur

·         Jacky Jazet pour ses entrainements réguliers,

·            Ludovic Bassin, raideur du 86 km, pour nous avoir convaincu que ce trail était à notre portée."

 


 

 

 


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Vendredi 12 juin 2009 5 12 /06 /Juin /2009 10:42
Dimanche aura lieu la 21ème édition du Mémorial Bruno WILLECOQ. Prés de 300 athlètes devraient en découdre dans les rues du centre - ville abbevillois.

Si chez les masculins, les meilleurs régionaux seront absents (ils seront à Andrézieux pour les championnats de France), du coté des féminines, nous devrions assister à un beau spectacle puisque Roxane THERY, Fanny LELEU, Saliha RARBI et notre abbevilloise Valérie FREVILLE seront de la partie.

Les abbevillois parlons - en : ils seront prés d'une soixantaine à arborer leur tout nouveau maillot de club...

Pour rappel , les inscriptions sont closes depuis hier jeudi et il n'y aura aucune inscription sur place.


  XXIème Mémorial Bruno WILLECOQ
 
Toutes les infos sur www.athletisme-abbevillois.fr

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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 11:06
Les conditions de fortes chaleurs dans lesquelles s'est courue l'Amiénoise dimanche dernier et ses conséquences sur beaucoup d'athlètes - crampes, coups de chaud, insolations... - à amener Jean - Luc GAGNARD, coach de son état, à faire un mea culpa du type "en temps que coach j'aurais dû leur dire de laisser tomber le chrono... La course est un plaisir pas une souffrance..."

Sans rentrer dans de grandes considérations philosophiques, n'y a t il pas une étroite relation entre ces deux états? Qu'est ce que le plaisir pour un coureur de fond? Où puise - t - il donc ce plaisir? La souffrance ne serait - elle pas une condition sine qua non pour atteindre ce plaisir?

Comme le dit trés justement notre ami Rodolphe, "les coureurs à pied sont dur au mal... nous dépassons souvent nos limites". Quelles limites? Celles de la santé? Celles du raisonnable ? Le raisonnable d' un tel est - il le raisonnable d'un autre?

Pourquoi est - il si bon de se faire mal?

Il y a de cela une quinzaine d'années, une personne dont je taierai le nom mais qui m'est très proche génétiquement parlant, tenait à peu prés ces propos en voyant son chére et tendre aligner marathons sur marathons entrecoupés de 100 bornes : "Je ne comprends pas qu'on puisse se mettre dans des états pareil!!!".
Cette même personne bouclant quelques années plus tard le marathon de New - York avec une périostite doublée d'une fracture de fatigue au tibia..., et faisant désormais parti du club des "cent - bornards".

Bref, aujourd'hui elle ne conçoit même plus ne pas s'y mettre... dans ces fameux "états pareils"...

Notre chère Président qui coure le Marathon de Paris avec une genouillère (et non pas une grenouillère...) pour cause d'entorse et faisant un malaise quelques minutes après l'arrivée... aujourd'hui on en rigole encore!!

Moi - même, courant le semi - marathon Auray - Vannes sous 35°, voyant les autres concurrents évacués un par un par la croix rouge, complètement amorphe à l'arrivée... Et pourtant, l'idée d'abandonner ne m'a pas effleuré l'esprit une seconde.

Je pense également à notre Ultra couple : trails à gogo, 100Km, 24H, Transbaie, amiénoise... et ceci en quelques semaines seulement. Qu'ils ne me disent pas qu'ils n'ont pas souffert à un moment ou à un autre!!!!!

Et quand j'entends certains me dire "j'ai une pointe là" ou "ça me tire ici" ou encore "je sens un truc dans le genou"... juste avant d'aligner les 300m où les 1000m sur la piste afin de préparer au mieux le 10 Km du week - end...

Passionnés ou un peu maso?


Quelle est donc cette force qui empêche le coureur à pied de s'arrêter, d'abandonner, de se reposer?

Alors oui il y a ces fameuses endorphines, hormones du bonheur, sécrétées lors d'un état de stress ou d'activité et ayant des propriétés analgénisiques, mais courir permet tout d'abord d'oublier la journée de boulot, de rigoler avec les potes, de respirer et de profiter de la nature.
Or je pense très sincèrement qu'à partir d'un certain niveau (rapidement atteint), le plaisir n'intervient aussi qu'à la seule condition de s'être "fait mal", de s'être donné à fond, d'avoir été jusqu'au bout sans rien lâcher, et ceci quel que soit l'état dans lequel on va finir.

Les coureurs qui ont un peu de bouteille connaissent les risques potentiels sur leur santé à s'aligner sur telle ou telle compétition, quelles que soient les conditions climatiques, et pourtant ils y vont quand même.


Pour conclure, mon chére Jean - Luc, tu n'a aucun reproche à te faire, tu n'es en rien fautif concernant la démarche titubante de Martine à l'arrivée et la sieste qu'elle a entamé après (je rappel que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé). Tes qualités d'entraîneur ne sont plus à démontrer. Les plans que tu élabores ont prouvé leur efficacité, et ta grande expérience de la course serviront encore pour beaucoup de coureurs.

Que ceux qui en doutent se fasse connaître!!!!!!



Niko

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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 09:12
Le S.C.A. Athlétisme a le plaisir de vous informer de la création d'une section "Ados - Santé" dont le but est de proposer une aide aux adolescents qui ont des problèmes de poids ou de simplement faire d'une activité physique une solution adaptée, sans esprit de compétition.

Sont invités à s'inscrire les adolescent(e)s intéressé(e)s auprès de trois entraineurs diplômés qui seront à leur disposition pour une aide personnalisée.

Deux séances pas semaine sont programmées : le mercredi et le samedi.

Vous serez, à votre demande, informé de la progression individuelle des jeunes dont nous aurons la charge.


Nous vous invitons à nous rencontrer pour présenter notre projet et répondre à vos besoins

 le Mardi 26 mai 2009 à 19h30 à la salle de réunion du S.C.A. Athlétisme.


Le Président
Jean - Luc DESMAREST

Contacts :
Franck JOURDAIN : 03.22.31.23.08 / 06.73.87.82.52
Isabelle DESMAREST : 06.09.72.58.59
Valérie FREVILLE : 03.22.24.70.83

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